Dbloc notes

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Dautin, Yvan au vingtième Théâtre le 20 octobre 2008

Dautin 20 eme théâtre vingt euros à vingt heures, heureusement qu'il n'y a que 12 mois sinon on aurait attendu jusqu'au 20 eme mois, voire même en 2020...

 

En première partie, François Gaillard chant et accordéon, des textes poétiques drôles et sensés, ça ouvre bien le spectacle, je lui ferai une page plus tard en mettant le lien ici, en tout cas il est dans mes "à suivre".

 

Il y a presque une éternité (début des 80 ?, la sortie de « le jour se lève du pied gauche »), j'étais allé voir et écouter Yvan Dautin à Dieppe et à Rouen, j'évoque mon absence à une réunion pour cause de spectacle et le collègue me réponds « ah oui, Yvan Dautin il est rigolo!»  et là je sais plus quoi dire, c'est pas faux si t'as juste eu droit à certaines de ses chansons et si t'es resté à la surface, mais y a bien plus que ça, dans son rire il y a le rire du potache limite carabin, il y a le rire destructeur envers les puissants un peu anar et révolté, mais il y a aussi le rire-sourire, tendre et amusé, le rire de l'humour politesse du désespoir. C'est que le monsieur est pudique,  il enchaîne les atmosphères nous fait passer du rire aux larmes, comme l'auguste qui montre son cul pour s'excuser d'avoir ouvert son cœur.

Ce vingt Octobre au vingtième théâtre nous avons eu droit à tout, des anciennes « la méduse » la malmariée, les mains dans les poches  des nouvelles « d'amour et d'eau fraîche », « la pierre au cœur », « le cœur des sourds », « t'en as »,  « la femme battue » une perle, même « le plus riche du cimetière » que le public a repris avec le plaisir des gosses qui disent des gros mots, je me souviens de représentations où les couilles du pape étaient plus timorées, si je puis dire….

            J'ai même pas récupéré une set list, j'ai pas vu si y en avait au sol, à peine commencé c'était déjà fini ou c'est mon impression, j'en aurais bien repris encore autant, le public est un vampire parfois.  Seul avec son pianiste, Elie Maalouf, il nous a régalé et nous a présenté toute une galerie de personnages à la Prévert ou à la Queneau, chantant mimant, disant, j'ai vu la femme battue, la mal mariée dans ses petits souliers, la méduse sur son vélo et le dromadaire amoureux, le Picasso de banlieue et la femme à barbe à poil, le tout entre rue de Belleville et Mesnilmontant, le Paris populaire des bistrots et des kebabs, celui où le bar charbon du bougnat laisse la place au chinois, une terre d'émigration Jamaïque, Martinique, Et l'Asie et l'Afrique, La Vendée, le Tonkin, Haïti, Saint-Denis, Réaumur, tout l'azur
 manquait plus qu'une de ces créatures qui arpentaient le boulevard des Batignolles pour que le tableau soit complet.

Bon parlons sérieusement, la prochaine c'est quand ?

 

 

MYSPACE YVAN DAUTIN



22/10/2008
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