Dbloc notes

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Tournée 14 ème album

1er concert Gennevilliers

Partir

J'adore partir, je ne sais pas pourquoi, mais laisser les choses en plan et partir, pédaler, conduire, m'envoler (enfin dans un avion, je ne pilote pas et mes ailes sont encore un peu petites pour me porter), avec un livre en poche et quelques CD. Je suis parti, le bouquin du moment, une lettre de Lisbonne tout juste arrivée en poche, et dans les oreilles la note bleue, celle que les jazzmen traquent inlassablement et quelques airs de Sud, histoire de me demander ce que Jean Marc Jafet va faire avec les chansons de Michel.
Après le matin gris, le soleil jusqu'à Gennevilliers, arrivée après midi, humé l'air que l'on respire, tiens un bouquet de coriandre fraîche pour remplacer celui qui se termine, "oui monsieur, je te l'enveloppe dans du papier d'alu tu verras, il sera comme si tu venais de le cueillir".


Gennevilliers

Gennevilliers, ça a du être une banlieue ouvrière à la Prévert, il y des vieux immeubles en briques blanches aux formes un peu bizarres, comme dans des vieux films de Carné, on s'imagine qu'on va voir Gabin hurler à la fenêtre. Enfin, c'est mon cinoche à moi, parce que depuis les rentabiliseurs d'espace on construit de ces barres et des tours (c'est des barres qu'ils ont construit debout par erreur, peut être).
Un immeuble Mairie avec bibliothèque, médiathèque, salle de
spectacle et des passages dans tous les sens, Je sais pas comment j'ai réussi à en sortir pour retrouver les amis
dans la musique, on s'est pas vu depuis un moment et hop ! on reprend la note tout de suite, on retrouve les accords comme des vieux musiciens.

La salle

J'avais pas mon ballon de basket, dommage, j'étais assis juste dans le rond central, j'aurai pu faire une passe à Michel entre 2
chansons. je sais pas comment ça donne au fond, mais premier rang
tout bon, la scène pas très grande avec le son et la lumière pas de quoi faire un jogging. Le public, nombreux, là je suis sûr que
certains artistes seraient jaloux, nouveau disque presque pas encore sorti, pas de grand battage promo, et la salle est pleine.

Les artistes

Jean Marc Jafet, Laurent Robin les skinhead du groupe en maîtres du temps, tempo d'enfer, frappe sèche, c'est la première et c'est calé, comme les poteaux d'un chapiteau pour tenir la toile, Jean Christophe Maillard déjà vu et entendu avec Etienne M'Bappé (en concert au Chinatown la semaine prochaine encore) entre autre, et l'inconnu aux claviers Alfio Origlio, c'est fou des noms comme ça, tu te dis c'est un joueur de foot, un chanteur d'opéra ou le nouveau pilote de chez Ferrari, lui il règne sur une tripotée de claviers disposés comme un tableau de bord d'airbus (euh, j'en ai jamais vu, c'est juste pour dire que y en a beaucoup, mais si je dis qu'on dirait un standard
téléphonique comme Gennevilliers c'est collé à Asnières, j'en
connais qui vont déraper comprend qui veut ou qui vieux) moi qui me fâche avec mon ordi quand il y a une connexion usb qui cafouille, je voudrais pas être à sa place, entre les branchements capricieux, les micro coupures qui réinitialisent tout, j'espère qu'il a pas windows comme chef d'orchestre, bon courage pour la tournée. Avec ces partenaires là, le son est différent de celui de la dernière tournée.
Pour filer la métaphore circassienne, (ça pète des mots comme ça,
quand je pense que j'ai bégayé) je dirai qu'avec de tels porteurs
notre Michel voltige de l'un à l'autre avec pour compagnons Alfio
Origlio et Jean Christophe "Mbutu" Maillard, ça le ferait grave,
ou plus près de ses origines, imaginez Monsieur Loyal annonçant "venu des rives du Lac Balaton, le Roi de la bascule hongroise et sa troupe : Michel Jonasz ", non, non la bascule hongroise c'est pas un truc tiré d'un livre d'images qui demande qu'on se goinfre de gingembre, pour ceux qui aiment les vrais cirques (mon préféré c'est Arlette Gruss, parce que je le trouve moderne et pur et parce que j'aime les artistes en vrai, qui font des trucs pas croyables pour me faire rêver ou frissonner) la bascule hongroise, disais -je, c'est ce truc avec une sorte de bascule qui sert de propulseur à des lascars qui ont l'air d'ignorer la gravité (celle de Mr Newton) et qui volent du centre du cirque à un escabeau puis sur les épaules d'un porteur et se récupèrent sur les pieds d'un autre etc... bah
voilà, c'est ça et le voltigeur principal s'appelle Jonasz il ignore la gravité, et nous on décolle on fait ahhhh on fait ohhh on applaudit on frémit on a la larme à l'oeil et tout et tout. C'est une image, Michel n'a pas un costume en satin avec des manches bouffantes et on n'a pas eu d'accordéon tzigane, ce sera pour la prochaine...

Couleurs

Les lumières, Roch Ségovia (qui a dit comme d'habitude) après les
pleureuses qui s'apitoyait sur le " pauvre Mr Jonasz viré de sa
maison de disques", (méfiez-vous des pleureuses ou des pleureurs, les larmes de crocodile, ça a l'air de vraies larmes mais faut pas oublier que ce sont des crocodiles) j'ai entendu des gens me dire que la prochaine tournée serait celle de la dernière chance, "tirez pas sur l'ambulance" ils ont eu raison c'est un spectacle bleu, mais pas bleu gyrophare, bleu électrique, pour reprendre une ancienne pub EDF, un bleu nucléaire, un bleu qui claque comme un éclair sur une
ligne à haute tension, comme l'éclair qui écrivait Lucille dans le ciel du clip qui devait être de Mondino. (SI on achète bien le DVD, est-ce qu'on aura un jour un DVDspécial clips? je dis ça parce que Peter Gabriel il l'a fait, alors ....) Faut il le dire, parce que on peut toujours avoir des interprétations erronées, j'ai dit bleu électrique parce que c'est la couleur générale que je donnerai au spectacle, il y a quand même des lampes de toutes les couleurs, c'est pas un spectacle de mjc éclairé à la lampe de poche.
Couleur sonore, je dirais funky punchy et chic, parfois ça sonne New York tout en restant frenchy.

Michel Jonasz

Le spectacle est bleu électrique et Michel a mis les doigts dans la prise, cause ou conséquence va savoir ? Energie, ça fuse, ça démarre gonflé, tiens moi j'aurai presque aimé que la voix démarre dans le noir, et quand la formation est au complet, ça décoiffe, Greg Papy Jonasz emmène ses as du manche de guitare, des baguettes et des claviers en formation serrée à l'assaut du ciel qui décore le fond de l'album (je sais côté références culturelles, c'est vieillot et limité, on se refait pas ou difficilement). Pour le dernier spectacle je l'avais trouvé très aristochat, félin, celui là est un peu gang of requins, si vous n'avez pas d'enfants, si vous avez oublié celui qui est caché dans un coin de votre carcasse, vous n'avez pas vu le dessin animé, tant pis attendez le DVD. Il y a une magie des spectacles en public, parce qu'on est là comme les cordes d'une contrebasse à vibrer sous les doigts de l'artiste et à faire résonner la salle, et aussi sur l'artiste. Je me souviens d'avoir vu
Claude Nougaro par hasard l'après midi avant un concert  sous
chapiteau, marchant d'une démarche irrégulière comme souffrant d'une sciatique, le soir entrée sur scène démarche normale, et spectacle tout en souplesse, je ne l'ai pas vu, mais je suis presque sûr que les lumières éteintes, la scène démontée, la douleur était revenue, catharsis, chamanisme? Il chantait quoi l'artiste-chamane dans la grotte de Lascaux pendant que ses potes tapaient sur des pierres en faisant résonner les peaux de mammouth et claquer les tendons de rennes? On a retrouvé les dessins mais les enregistrements rien, si ça se trouve, on croit que c'est des scènes de chasse et c'est les affiches d'un spectacle de l'époque. Ouh là ça dérive sec Cricri,
pour faire court, je dirais que Michel a l'air en pleine forme, 1h50 après le début, on a l'impression qu'il pourrait faire une deuxième partie, on lui demandera. Non je blague, parce que pour envoyer comme ça pendant 2 heures, faut en avoir sous le pied, mais je trouve que c'est pas juste, apparemment les hommes ont une voix qui vieillit mieux que celle des femmes, je ne dirai aucun nom mais, en public, sur la durée beaucoup de femmes ne gardent pas leur voix jusqu'au bout, l'émotion est toujours là, mais l'instrument se fêle. Tiens, ce serait sympa que les gens qui vont voir un chanteur après pensent à ne pas fumer, vous imaginez balancer de l'eau froide à un type qui vient de faire un 100 mètres, ça doit être un peu pareil.

les anges

Dans ma tête, ou ailleurs va savoir, j'ai des anges qui m'accompagnent quand je marche, quand je pédale, je pense à eux, je leur parle parfois, (c'est peut être à moi que je parle, mais bon) et parfois j'en rencontre, ils arrivent vers moi avec de l'émotion dans le regard, on n'a pas besoin de tout se dire, les petits atomes et les électrons volent et hop! (en ce moment je fais des montages électriques avec mes zouaves), hier, il y a des anges qui sont arrivés avec le nouveau CD, faut dire que personne n'a vu que c'était des anges ils avaient caché leurs ailes et buvaient du thé ou de la bière pour pas qu'on sache qui ils étaient, et au retour j'ai dévoré l'album, j'ai pas été pris en photo sur le périph, mais à un moment, je me demandais quel était ce bruit de synthé incongru dans la plage Barcelone (je me méfie des synthés qui cassent une ambiance), c'était
pas un synthé, c'était un klaxon, le type m'a dépassé en me faisant des gestes incompréhensibles, d'après mon compteur je roulais à peine à 60, ça doit être pour ça parce qu'il était pas du tout en rythme, il faisait pas partie du spectacle......

et moi et moi et moi
Arrivé à la maison, j'ai remis le cd sur la platine, un petit mot à Jacqueline parce que de l'autre côté de la terre on dort pas encore, et gribouillis sur la machine pour jeter les idées qu'on démêlera plus tard. Aller Cricri, faut dormir, arrête le disque sinon tu vas toujours entendre quelque chose de neuf... tiens j'allume la télé, des gens qui causent ça va m'occuper les oreilles, c'est Hubert Reeves... un jour, je serai au sommet du pain de sucre dans les Hautes Alpes, on sera assis, avec Hubert Reeves, Michel Serres, Albert Jacquard, Claude Nougaro, Christiane Aguas, Michel Jonasz, et d'autres qui me sont chers
la lune descendra doucement vers la Meige, le soleil grimpera à
l'assaut du ciel pour donner au mont Rose sa raison d'être, on
entendra résonner les mots écrits dans la boite à livre d'or et on restera là silencieux, parce qu'il n'y a pas toujours besoin des mots pour se dire quelque chose, les mots ça sert juste à articuler sa pensée.

Casino de Paris 23 avril 2005

C'est pour le public qu'ils existent -
Une déclaration plus pudique que ma plus belle histoire d'amour de Barbara, mais nous avons nos pudeurs masculines que vous prenez parfois pour de l'insensibilité.

23 avril, la magie de petits mots posés sur la musique comme des hirondelles sur un fil, la toile comme intermédiaire et des liens se nouent, des gens partagent une même passion et arrivent à se retrouver à Paris, du Var, des Ardennes de Québec et de Normandie, et pas seulement pour un spectacle, mais pour
déambuler dans Montmartre et partager un repas, comme une fête de
famille, avant de partager un concert, et quel concert !

Le magicien
marionnettiste qui a tiré tous ces fils, c'est Michel Jonasz ; rassembler des gens qui n'auraient dû que se croiser, faire naître des liens d'amitié, partager bien plus qu'un concert, c'est ça la magie des artistes, c'est aussi grâce à eux qu'on existe.


après Gennevilliers -
après Gennevilliers et l'émotion de la découverte d'un nouveau
spectacle et de nouveaux textes, succède la plénitude, la complicité avec et entre les musiciens, la technique qui prend sa place pour que ne subsiste que l'émotion, la vibration, pour que sur les ondes sonores et lumineuses vienne danser l'équilibriste, l'artiste. Le Casino de Paris c'est pas le stade de France OK, mais quelle sensation quand une salle entière porte un artiste sur les ailes de la passion, j'en fais trop peut être, mais voir Michel balancer sa veste façon Cloclo, sur le moment j'ai cru que mes voisines se préparaient à bondir pour se disputer les morceaux de la chemise, là je reconnais j'en fais un peu trop et Michel n'est pas allé jusque là.

la suite au casino
Mais je peux vous assurer qu'à part un tétraplegique, personne
n'aurait résisté au plaisir de se lever d'applaudir à tout casser et encore pas sûr qu'il serait resté couché, un miracle est toujours possible, je sais pas si ceux qui étaient présent l'ont remarqué, mais en plus de la musique, il y avait comme des battements d'ailes et une odeur de plume. Et oui Michel, je sais , c'est beaucoup, j'en suis conscient, mais hier soir, c'était ENORME, ceux qui t'aimaient c'étaient nous et ça nous a fait du bien de te le dire.

 

Casino de PAris 30 avril 2005

 

Faux ami ou grand malade ?
Ça te dit une soirée brochettes, il fait beau ce week end ? –quand ?
– samedi soir, impossible je vais au concert
–passe après prendre le café et manger le dessert
–c'est à Paris alors ça va faire tard
–et qui ?
–Jonasz –c'est pas un prétexte, je croyais que tu y allais la
semaine dernière !
–oui, mais j'y retourne, c'est la dernière au Casino et il y a encore Christophe Cérino en première partie
–Tu vas
rater les langoustines ! T'es un grand malade
–Possible, mais je ne
suis pas seul, il y en a d'autres qui sont capable de faire la même chose mais en venant de Toulouse, et d'autres qui viennent de Québec et qui sont capables de devenir guest star avec 4 concerts sur 10, c'est tout juste si le régisseur n'attend pas qu'ils soient là pour éteindre les lumières. Mais j'ai trouvé la réponse en route en écoutant l'ami Claude, sur le titre Fever « ma maladie est mon docteur »….


Public
vacances des parisiens plus soleil, la salle n'était même pas pleine, quand je pense que des provinciaux de ma connaissance ont
hésité à venir car la fnac annonçait complet (ce qui en fait signifie qu'ils ont vendu le paquet de places qu'ils avaient réservées), ah! si l'annonce d'annulation d'Aix était arrivée avant, j'en connais au moins une qui aurait sauté dans le tgv.

Mr Swing
Applaudissements, bonsoir, tiens, la voix est un peu couverte,
changera-t-il le début ? Non, non, non, faut que ça passe, et ça
passe, quelques vibrations en plus, funambule. Après les premières chansons, tout roule, après la chanson qui détend l'atmosphère, la chanson qui guérit, faut dire que le public a envoyé un de ces petits sirops qui dynamisent les artistes. D'une semaine à l'autre, des changements dans les intermèdes, des solos, des trucs trouvés par les musiciens des variations vocales, ça vit un vrai spectacle.

Changer de point de vue

Quand on a vu le spectacle à la première, retourner le voir au bout de 4 jours de Casino et un début de tournée, ça se comprend, mais y retourner à 8 jours d'intervalle, c'est un peu bizarre, non ? Non, quand je crois avoir compris quelque chose, je note la longitude, la latitude et l'heure, puis j'attends un moment, je fais un saut de côté et je regarde si je comprends toujours ; c'est ce que j'ai fait, je suis passé des premiers rangs d'orchestre au balcon et ça change : le son est plus ample, plus rond, les éclairages vus de loin donnent des allures de peintures cubistes, des mauves tristesse, des verts espérance et des bleus si bleus qu'on s'y baignerait. Le spectacle devient plus global, on ne voit plus le clin d'œil du chanteur au bassiste, mais on voit mieux le côté collectif du spectacle et on
ressent encore plus la réponse de la salle, je vous jure faites
l'essai, et je ne dis pas ça que pour justifier les présences
répétées de Manu, Jacqueline, Monique, Bruno et quelques autres, mais bon si ça peut nous éviter un internement, c'est déjà ça.

Musiciens
L'entraîneur d'une équipe de rugby réunit des individualités mais
après, il faut les amener à donner le meilleur d'eux même mais
surtout le meilleur du groupe, enfin j'ai dit rugby, mais mettez foot si vous voulez, ça doit être un peu pareil, mais ça doit faire 30 et quelques années que j'ai pas vu un match entier… Tel l'œnologue qui assemble les crus chardonnay, pinot meunier, pinot noir (ah les vendanges en champagne ! on chantait super nana le soir du cochelet) Pour préparer un champagne doré parfumé et pétillant à souhait, Michel a préparé une cuvée 2005 plus électrique, l'osmose se faisant les musiciens prennent leur place et Mr. Swing s'amuse à secouer la bouteille, et là ça part, plein les oreilles et plein les yeux, un truc de chanteur pour séduire le public ; j'ai même vu un jeune talent de la chanson qui s'y essayait sur un public limité certes,
mais visiblement touché, les larmes aux yeux (private joke).

Premier reproche et suivants
Rang devant moi, un couple 30 40 ans, Christophe Cérino, elle
applaudit, lui rien. Michel entre en scène, elle applaudit, lui rien, doit vouloir juger sur pièce. Une chanson, deux, trois, toujours pareil. Dans ma rangée, des fans,, qui y vont généreusement dans les applaudissements, au bout d'un moment, « l'homme de marbre » se retourne et demande à l'un d'eux d'applaudir moins fort et plus loin de ses oreilles ! Pendant tout le spectacle il a applaudit (3- 4claquements pas plus) pour super nana, la boite de jazz et joueurs de blues, pour Lucille il a fait le double, groupant la chanson et le spectacle sans doute. Après le sermon derrière, sa femme applaudissait plus mollement et s'arrêtait assez vite après avoir jeté un coup d'œil sur l'homme de sa vie. Madame, Mesdames, ne traînez plus vos maris à un concert de Michel s'ils n'aiment pas cela, laissez-les aller au foot, sinon ils vous ressortiront toute
l'année et même plus « ce concert pour vous faire plaisir » et pour vous le faire payer vous devrez avaler toutes les rencontres de baballe télévisées : coupe de coupe, coupe de France coupe d'Europe coupe du monde coupe de je ne sais quoi! (non pas coupe de cheveux, je vais pas faire encore des jeux de mots nuls). Vous vivrez mieux le concert, et puis tant pis pour lui, il y a aussi des hommes dont les femmes n'aiment pas Jonasz et qui traînent dans les concerts, il y a même des célibataires !

Placotage et bonus caché
J'ai une chance inouïe, j'ai des concerts avec bonus cachés, imaginez sur une des banquettes du hall du Casino, Mme Jonasz et Jacqueline faisant un concours d'accent, l'une émerveillée de parler à la maman de « son chanteur », et l'autre étonnée et peut être un peu fière, qu'on puisse venir de si loin voir son « petit », la banlieue c'était crédible, la province c'était déjà une belle reconnaissance traverser la France, mais venir de si loin, pour le coup c'est elle qui était transportée. Mr Jonasz, en père de famille sérieux les pieds sur terre, se faisait confirmer l'information. C'est aussi ça le double effet Mr Swing, un concept nouveau, le concert live avec bonus  caché, il est fort !

Missions possibles : 1 être à l'heure,
à condition d'éviter mappy qui la semaine précédente m'a envoyé
tourner à la porte d'Orléans, j'ai cru à une erreur de frappe mais non l'intelligence artificielle avait dû comprendre que j'allais à un concert de Michel, et elle s'amusait à me faire tourner entre la porte de Vanves et la porte de Brancion.

Missions possibles : 2 retrouver des amis, facile ou presque grâce au portable, à condition de l'entendre sonner, il y a un bruit dans Paris ! on peut aussi faire confiance au hasard pour croiser un toulousain ou faire des manœuvres dignes d'un état major, pour arriver à donner rendez-vous aux Québécois à proximité du Casino pour les entraîner à la dernière soirée à laquelle ils n'ont pas prévu d'assister

Missions possibles : 3 envoyer et recevoir des sms et des coups de tél pour maintenir le lien avec « ceux qui sont loin » du concert.

Missions possibles : 4 regarder les pros arriver, Laurent Robin
bouchons sur les oreilles qui se répète le concert en muet devant une bière, comme un pilote de voltige qui répète ses figures au sol.
Attraper au vol Christophe Cérino et lui présenter Jacqueline afin qu'elle puisse lui révéler tout ce qu'elle apprécie chez lui afin qu'il lui dédicace le CD que je traîne pour elle depuis le triptyque début novembre.

5enfin et surtout parler de tout et de rien, d'anciens concerts de Michel et d'autres, rire raconter des foutaises, discuter comme quand on se retrouve autour d'un repas de famille, et c'en est une, pas une famille de sang, une famille cardiaque qui partage les mêmes pulsations two beat pour se fortifier le cœur, le muscle de l'amour.
Ça y va les séances de cardio building ces temps-ci, faut dire que le coach a la pêche.


Si j'aurais su j'aurais fait chanteur
Je n'en connais pas beaucoup, mais ils ont des femmes charmantes et attentionnées et en prime après le boulot, des admiratrices viennent les réconforter, une semaine Sandrine Bonnaire, une semaine Mathilda May entre autres. Après ça, étonnez vous qu'un Henry Salvador refuse de poser le micro ! pas grave, un artiste c'est une tournée tous les deux trois ans, et 100 150 dates ? moi 216 demies journées, 216 sorties et les mamans qui sont toujours un peu attendries par un grand couillon qui s'occupe de leurs petits chéris, et puis avec le soleil qui revient elles ressortent leurs petites robes d'été…

Epilogue comme on dit dans les romans épiques

Dimanche soir tout ou presque est écrit, je le garde un peu pour
moi, le temps de relire, en attendant de retrouver nos amis dans la musique. Mercredi 4 mai, le soleil est un peu absent mais pas au point de mettre les culottes à poteaux, l'herbe est humide et c'est pas que la rosée, on aurait dû mettre les rainettes, retrouvailles avec les Québécois, pas des vacances au bord de la mer, elle est encore fraiche pour qu'on sorte les barbouillettes la pipette et le hublot, mais une balade entre campagne et falaises, pour tisser encore plus de liens et en remettre  d'autres à jour, comme si les chansons n'en finissaient pas de résonner. Joueurs de blues, on n'arrive plus à se quitter, quelle famille !

 

bon je me repose un peu, j'ai bien peur de plus avoir grand chose à
dire pour les prochains concerts

 

 

Noisy le grand  21 juin

 

Noisy le "Grand" y ose

 Un concert public. et oui, c'est un peu capillotracté ce jeu de mots, mais c'est parce que plus d'une fois j'ai repensé à des concerts magiques de mon joueur de blues qui chantait Toulouse et qui devait s'être perché quelque part sur un des pignons de l'hôtel de ville, paraît qu'il n'est plus là, mais moi il me chante encore des trucs dans l'oreille régulièrement. Une longue place en déclivité, sympa pour la vue, pouvant accueillir de 5 à 8000 personnes, pour cette fois, un peu plus de 6000 personnes étaient de la fête, d'après les services municipaux. Des habitants d'un immeuble voisin et ayant une vue parfaite donnaient le ton avec un panneau avec "du blues du blues du blues" inscrit dessus; rasssurant de voir qu'on n'est pas le seul à être un grand malade, quand pour mieux voir le spectacle, ils décrochent carrément les fenêtres, juré craché.

Michel 3D
 Pile à l'heure, (ouf je serai pas en retard pour brosser mes dents), Michel et les musiciens arrivent, tour de chant en plein air et tout public oblige, pas de départ sur l'ongle cassé, on embarque sur la swing machine avec les morceaux plus pêchus, et dès le début on sent que ça part bien. Le public contstitué de fans purs et durs et de néophytes est prêt à jouer le jeu, ça chante à tue-tête et à coeur joie, quand on sait pas on fait la la la, on tape dans les mains, on est dehors on fait ce qu'on veut... Et croyez moi, quand une foule de 6000 personnes se met à chanter super nana on a les poils qui se dressent sur les bras, par curiosité je me suis retourné pour voir et entendre, ça fait une sacrée impression, sentir ce "super nana" ondulant comme des vagues qui viennent se jeter sur la scène comme sur une plage, ça emporte gravement, Michel surfe là dessus, grimpant sur le praticable de Laurent pour mieux voir, tel la vigie du Napadhélis (oh la culture!).... Quand on arrive à joue

 Michel 3D et 1000mots et quelques  
 Quand on arrive à joueur de blues, là c'est carrément la tempête! pour vous donner une idée, disons que ça rappelait l'apprenti sorcier dans le dessin animé Fantasia, une vraie tempête, mais le sorcier du swing a réussi à tenir l'équilibre, soutenu par ses matelots, fallait voir Michel/Mickey profiter de toutes ces vagues d'amour jaillies de ces poitrines mélangées, et nous comme les petits balais qui se multiplient à l'infini à chanter de plus en plus fort, un vrai partage, une espèce de cérémonie. Dire que c'était géant, vous allez dire que j'en rajoute plus qu'un marseillais, mais si je vous dis que porté par la force des vagues d'applaudissements Michel et son équipe on fait un dernier rappel en reprenant joueur de blues une seconde fois, pour un ultime au revoir, vous aurez compris que ce n'était pas un concert banal!

L'air que l'on respire
 Personnellement, ça me ravit que ce genre de concert gratuit existe, quel plaisir de savoir que des gens qui ne vont jamais au concert et ne connaissent de la chanson que des machins lyophilisés javellisés et plein d'Objets Grossièrement Musicaux que les hypermarchés radio télé diffusent, que ces gens très jeunes ou ou beaucoup moins, de toutes les couleurs puissent se retrouver pour une telle célébration, c'est quand même une autre émotion qui se partage que quand 2 tribunes de supporters s'invectivent à grands coups d'injures et de cannettes. Voir tous ces gens repartir dans la chaleur de l'été, bras-dessus bras-dessous (coucou Claude), les yeux brillants d'amour et de joie partagés, ça fait vraiment du bien. Il faut se rentrer et on est là à faire durer ses petits instants magiques, on arrête pas de se dire au revoir, comme quand on était ado, je te reconduis et on se reconduit. Savoir qu'on devra encore faire 2heures de route, c'est rien, surtout si on sait qu'au retour on sera

l'air que l'on respire 1000 et quelques  
 Savoir qu'on devra encore faire 2heures de route, c'est rien, surtout si on sait qu'au retour on sera encore dans la Jonaszattitude avec le concert Olympia, avec sur la banquette arrière deux amis dans la musique qu'on ramène chez eux, et que pour finir, on terminera la soirée en ré écoutant un album pas encore commercialisé d'un petit frère de coeur qu'on a eu le plaisir de faire découvrir à l'aller et en bonus caché de faire rencontrer à quelqu'un qui trouve sa voix sensuelle; j'espère que les anges s'occuperont de ce disque pour que les plumes continuent à tourbillonner autour de lui. (ça a l'air un peu codé, mais on en reparlera).

Reggae night -  
 Pour les musiciens, je confirme, ce ne sont pas mes oreilles, les amis dans la musique ont fait le même constat que moi, Alfio s'amuse sur le final de Lucille à faire sonner sur son synthé des accords style reggae dub (comme la Marseillaise de Gainsbourg), d'ici peu Laurent Robin devrait nous ajouter de la cloche reggae pour fignoler, il n'est pas impossible que l'Olympia voit débouler Michel et son équipe en vert jaune rouge, d'ici novembre, Michel, Laurent et Jean Marc travailleront les dreadlocks... Yeahhh (Jean Marc arrête les permanentes!)
       

Effet Jonasz  
 Sur un gamin de huit ans, épaté par le son la musique les éclairages, un vrai sapin de noël, l'envie de retravailler sa batterie pour faire comme Laurent, de faire marcher les éclairages, et pour finir il s'endort avec le CD de l''Olympia dédicacé (c'est un accroc des vacances au bord de la mer) un vrai moment de bonheur qu'il n'est pas prêt d'oublier. Sur les plus grands qui connaissaient "Jonasz radio ou disque", c'est une espèce de révélation comme goûter aux oranges ou aux citrons cueillis sur l'arbre, pour faire moins exotique, vous n'avez jamais goûté une framboise du jardin cueillie encore pleine de rosée, qu'on éclate entre le palais et la langue? rien à voir avec une framboise achetée sur le meilleur marché, quant au surgelé, je n'en parle même pas.
Effet papillon ?
Arrêtons le délire et parlons de phénomène plus sérieux: "il pleut toujours à la fête de la musique", qui n'a jamais entendu ça? et je viens de faire une observation étonnante, 21 juin 2003 concert Jonasz fête de la musique à Grand Quevilly, beau temps... 21 juin 2005 concert Jonasz fête de la musique à Noisy le Grand... Alors??? et plus fort, en 2003 canicule, ce matin aux infos conseils anti canicule, voyez le rapport? est ce que toute cette énergie ne contribuerait pas au réchauffement climatique??? ne le dîtes à personne, je poursuis les observations je vous tiens au courant, mais là je file acheter un climatiseur...

 



DImanche 2 octobre Val de Reuil

 

Val de Reuil
c'est juste entre Paris et Rouen, quand j'étais ado, c'était une "ville nouvelle", quand j'étais à l'armée c'était une gare au milieu de nulle part en pleins champs (je râlais quand mon train s'y arrêtait me faisant perdre 7minutes pour 3 voyageurs) maintenant ça a l'air d'un mix entre une zone d'activité et des quartiers plutôt agréables à voir. Le théatre des Chalands  c'est une petite salle (combien  avec une bonne vue pour tout le monde (enfin ceux qui sont sur des chaises près des enceintes, je sais pas, mais ils ont de la chance, ils ont un directeur qui adore Michel et à mon humble avis la bonne chanson, enfin je ne suis pas objectif, parce que j'ai l'impression qu'on a un peu les mêmes goûts : William   Sheller, Marc Jolivet, Agnes jaoui, François Morel, Vincent Rocca  ....  EN plus le directeur est plus que sympathique, si je vous dis qu'il adore Guigui, vous l'aurez tout de suite placé en haut des marches. quand vous aurez lu le texte de présentation de MIchel vous saurez à qui vous avez affaire. JE vous l'écris quand même : Albert Amsallem. Bravo.


texte de présentation
MICHEL JONASZ nouveau spectacle. il y a des directeurs de salles qui ne font pas que recopier les dossiers de presse
Lorsque nous avons demandé à Michel Jonasz de revenir dans notre petite salle des Chalands, celui-ci a tout de suite accepté. Trente ans déjà qu'on l'a dans l'oreille et dans le coeur.
Michel Jonasz, à l'heure de son quatorzième album, polit joliment les facettes d'un talent connu et reconnu, glissant même au passage quelques grains de surprise.
Dès la première écoute, on est heureux de retrouver ses poignants accords jazzy, la sublime « tristesse"
Il dit bien ces petites choses-là, Michel. Ces détails, ces entrailles, ces empreintes cutanées. Entre blues, swing, violons tziganes et jazz, il est l'un des rares artistes à être inclassable et à se départir des étiquettes. Il trimballe sa voix unique et son phrasé plaintif identifiable à des encablures, depuis près de quarante ans, de scènes en scènes, tel un troubadour. Aérien, inventif, et viscéralement artiste, il revient avec ses inoubliables « Joueur de blues », «Super nana » ou « Lucille », mais aussi avec des petites merveilles comme « Celui qui t'aimait, c'était moi », « Le dîner s'achève » ou le déchirant « Guigui ».
Pour notre plus grand plaisir.



tour de chant
des petites variations et hoochie coochie man blues en bleu, je connais peu de chanteurs français qui ne sont pas ridicules quand ils chantent un blues en anglais, Michel est de ceux là, j'allais dire celui-là.  Et on a même eu Guigui, en rappel, sans le tabouret, mais avec une émotion et une intensité dans cette petite salle.

Les musiciens en grande forme
Jean Marc Jafffet tout juste décongelé de son concert à Bruxelles (les plumes d'anges de son dernier album ne suffisaient pas à le récchauffer), Alfio les doigts souples heureux de ne pas avoir chopé des engelures mais sans sa danseuse de flamenco il faut qu'elle vienne à l'Olympia avec ses castagnettes et ses chaussures pour qu'il y ait Barcelone (prévenez avant que je vienne et faites le DVD) ceux qui ont raté pourront la revoir avec Alfio au Duc de 26/11, Jean Christophe toujours aussi électrique, et Monsieur Robin chemise blanche et cravate, je me demande si De Villepin lui aurait pas promis un poste de ministre de la marseillaise, "allons enfants de la batterie...."

j'y comprends rien
pourquoi je suis allé voir et entendre un concert que j'ai déjà dû voir 5 fois?(faut que je compte mes billets) pourquoi je vais y retourner encore? pour le partager avec des gens qui me sont chers, pour voir un petit lutin s'émerveiller devant un vrai spectacle, pour avoir le plaisir de retrouver des amis, pour le plaisir de chanter une fois de plus super nana avec une salle entière qui  renvoie à l'artiste les émotions qu'il nous a transmises, pour taper des mains et des pieds sur joueur de blues et pour voir en un instant la salle debout applaudissant à tout rompre s'assoir et accueillir Guigui dans une espèce de silence recueilli, "je comprends rien aux paroles,  la musique me rend triste mais je l'aime bien quand même" m'a dit ma voisine de droite" et comme les enfants sont raisonnables, alors qu'elle aurait pu le faire, elle n'a pas demandé à savoir qui était Guigui, elle a préféré lui laisser son mystère, "le mystère qui est dedans" comme chante son Souchon préféré.  


et voilà
je me suis fait avoir, je m'étais dit que puisque ce forum tournait aux "coucou je suis là" et au déversoir d'aigreurs diverses, je ne posterai plus rien et puis en rentrant ce soir j'ouvre LE Livre et je lis "Tous ceux qui sont malheureux le sont pour avoir cherché leur propre bonheur, tous ceux qui sont heureux le sont pour avoir cherché le bonheur d'autrui" Shantideva



des nouvelles - Swinging
de Pascal, qui était venu au hangar 23 en 2003 et aux Bakayades à la fête de la musique (je vous en avais parlé) était là, enfin, il était à la sortie, parce qu'il avait pas eu de place, Mr Albert était désolé, pour un peu il aurait demandé à Michel de remettre ça pour faire plaisir à Pascal. Pascal et ses photos souvenirs.

Grand choral des nuits de champagne

C'est la nuit, de champagne, la grande la belle

Des comme ça, je passerai ma vie à côté d'elles. Ouh là, comment vais-je bien pouvoir vous raconter ça ? « comment expliquer le plaisir de se baigner dans l'eau à quelqu'un qui ne l'a jamais fait ? Nous on a plongé », c'est pas de moi c'est du Michel Jonasz, himself, encore tout ému par la deuxième édition du grand choral. Et question de bain, c'était le grand bain, 750 ? 800 choristes ? On n'avait pas toujours pied, l'émotion était forte, si forte que pour voir, on a enchaîné les 2 représentations, on en aurait bien suivi une 3°, et les choristes qui s'étaient donnés à fond, je crois bien qu'ils auraient été chiches, dopés qu'ils étaient par cette soirée et cette semaine. Last night, Troyes et l'espace Argence  c'était  « the place to be »

Les choristes
Si pour vous choristes et chorales égalent collégiens pré pubères chantant des cantiques ou mamies à cheveux violets  reprenant la paimpolaise, allez une fois aux nuits de champagne, dommage pour vous la spéciale Jonasz c'est fini. Ce grand choral c'était un mélange de jeunes ados garçons et filles (et oui, ils ne sont pas tous en train de voler des autoradios pour payer l'essence de leurs scooters volés) et des adultes hommes et femmes de tous les âges des très jeunes, et des jeunes comme moi et des jeunes comme Michel etc… et tout ce joli monde communiait (enfin c'est l'idée que je me fais de la chose) dans une passion pour la musique et le plaisir d'être ensemble. Si vous croyez qu'une chorale c'est comme une photo de classe qui fait du bruit, faites-vous donc un plan à Troyes, vous verrez que ça bouge et que quand c'est mis en scène avec talent et goût, c'est un spectacle, coloré, animé joué. Et tout ça donne une alchimie, une vraie magie émouvante, à en avoir les larmes aux yeux, et on s'est pas privé


Technique musique
La première vraie bonne idée, c'est d'appuyer ce grand choral sur un petit orchestre, enfin je dis petit, mais je précise un piano clavier, un batteur, un percussionniste, un bassiste et un guitariste, (et après ça on dira que j'exagère !) , si je précise que l'orchestre était dirigé par Arnaud Dunoyer de Segonzac et que le batteur était Loïc Pontieux, ça vous dit rien, moi si, je les ai vus et entendus sous chapiteau à Luz St Sauveur, en plein air au port de la Viguerie et à l'Olympia, derrière mon petit Claude, joueur de blues, qui en a profité pour me taper sur l'épaule, lui qui était venu en 1998 au nuits de champagne et que je  ne l'ai même pas su parce qu'il n'y avait pas de net à l'époque.  Pour le même prix, mesdames et mesdames, le percussionniste était Dany Vasnier, quoi ? vous voyez pas ? Mais si une veste à carreaux noirs et blancs (à retrouver pour la prochaine chance aux chansons de Fabien) un des choristes sur la tournée Où est la source et aussi sur la tournée SMA, celui qui faisait joujou avec le palmier. AH ! On se rappelle plus ? Michel, elle n'a pas été filmée cette tournée ? Pour ceux qui n'étaient pas nés et pour les vieux qui perdent la mémoire on pourrait pas l'avoir en DVD ?  Histoire de retrouver Sylvain Luc à la guitare.  Basse Laurent Cokelaere, ça me dit quelque chose, déjà vu mais où, trouvé avec Mister Milteau et  le grand blues band, où figurait d'ailleurs un certain Marco Papazian qui tenait ses guitares. Alors, j'exagère ?


Chanteurs
Autre bonne idée pour rompre la monotonie qui pourrait sortir d'un tel chœur, un groupe vocal de 8, 4 garçons 4 filles 25  ans, qui harmonisent les chansons avec des tonalités très Manhattan Transfert, la vache où elle est ma cassette que j'écoutais dans ma DS (je sais j'ai toujours des voitures un peu anciennes) je voulais te dire que je t'attends et les petites rues de Singapour ouah badah badah…  Et qui s'appelle les fourmis rouges, on en reparle ? J'espère bientôt. Ces fourmis, pas laborieuses à écouter et qui chantent mieux que des cigales, dialoguent avec le chœur et avec un ensemble vocal de jeunes ados Equinoxe, qui chantent et qui dansent, et qui sont belles et beaux comme tout, au lieu de vous planter devant vos écrans pour regarder des enfants en perdition, si ceux là passent près de chez vous, aller les applaudir ça vous fera du bien et à eux aussi, « les applaudissements c'est le pain des musiciens » dixit monsieur Charlebois.


Répertoire
Un vrai travail d'orfèvre, pour parcourir tout le répertoire Jonasz, les vacances au bord de la mer, la famille, dites-moi, je voulais te dire que je t'attends, j'veux pas qu'tu t'en ailles, groove baby groove, l'air que l'on respire, Je t'aime (bravo Brice), changer tout, le rock à gogo, le dîner s'achève  le chacha et quelques medley et j'en oublie sûrement. Le tout, harmonisé pour chœurs,  mis en scène, joué, les transitions faites avec des mots tirés des chansons de Michel, des éclairages soignés et élégants, parce que je ne veux pas dire du mal, mais parfois sur certaines chaînes, même la mise en scène et en lumières des variétés est vulgaire, c'est fou, et en plus c'est pas faute de moyens.
Le vrai tour de force c'est d'avoir fait chanter juste et ensemble autant de personnes sur des rythmes aussi variés et des placements syncopés à la Jonasz qui ne sont pas les plus faciles à faire avec un groupe. Le secret de tout ça, simple, c'était des AMATEURS et pour ceux à qui on aurait piqué le dictionnaire étymologique, ça veut dire CEUX QUI AIMENT  et on était près de 3000 amateurs dans cet espace Argence, et on s'aimait si fort qu'on avait du mal à partir, et qu'on serait bien restés à se dire des trucs sympas et des foutaises pour prolonger un peu la magie, comme on remmène du sable dans ses chaussures pour prolonger les vacances au bord de la mer


L'air que l'on respire
Il est vachement tonique, parce que partager un moment à côté de Jean-Michel Boris, Jean Louis Foulquier et tous les artisans de ces nuits magiques comme Sylvain Tardy, ça vaut largement la ventoline, ça dilate les bronches du cœur.



Epilogue
Bon sang que c'était bon ! Quand je pense à ce que j'ai lu par un « humoriste »ici, s'il a fait le déplacement il doit être en train de creuser un trou pour se cacher.  En regardant tous ces jeunes, je me disais qu'au lieu de dépenser des sous-sous pour équiper des quartiers de vidéo de surveillance si on prenait la moitié, un quart, un dixième de ce budget pour installer des chorales dans les « quartiers sensibles », peut-être bien qu'on les appellerait quartiers sensibles pour des bonnes raisons, parce que sensible ça doit vouloir dire qui a de la sensibilité, et des chorales multicolores ça ferait plus joli que des excès de bleu  marine et pourtant j'adore le bleu.


Le bonheur

Dans une émission sur Arte à propos de la quête du bonheur, d'après des études sérieuses avec électro encéphalogramme à l'appui et scientifiques en blouse blanche, le cerveau est programmé pour accorder plus d'importance à une image négative qu'à une image positive, d'après cette étude, il faut 5 images positives pour compenser une image négative afin que le sujet reste en état de bonheur, grâce aux nuits de Champagne, je vais pouvoir regarder les actualités et lire le journal pendant un bon moment, merci les chœurs, merci les amis avec qui je me suis goinfré ces moments précieux, merci Michel.

 

Olympia 2005  28 novembre

C'est le matin du grand soir

-Tu fais quoi ?
-Ce soir, je vais voir Michel à Paris, je prépare mes fringues, les chaussures tout, pour ne pas perdre de temps en rentrant.
-Veinard
Et oui, quand on est papa, on a le droit de faire le guignol jusqu'à pas d'heure et d'obliger sa fille à se coucher de bonne heure… parce que nous on est grands….

La journée passe à toute allure et 16h30, tout le monde dehors, il pleut, ça limite les envies de parler avec le Cricri, « désolé madame, je suis pressé, j'ai rendez-vous, demain midi, si vous voulez »
-d'accord, je sais ce que c'est pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste »
Retour maison, eau chaude, café en route, douche, rasoir, je me regarde dans la glace (j'ai pas l'air malade pourquoi elle m'a dit ça ? Comme s'il n'y avait que les rendez-vous chez un spécialiste d'important ! (Et un rendez-vous d'amour, ça compte pas ou j'ai pas la tête à ça ?) Café, je saute dans mon pantalon, les lacets à peine faits, 17h et 2 ou 3 minutes, « je voulais te dire que je t'attends » c'est mon portable, un des membres du groupe des joueurs de blues m'appelle, c'est mon chauffeur, quel à propos cette sonnerie, il m'attend en bas. Oh! la la, ça va, n'allez pas croire que Swinging se la joue star, c'est plutôt que pour faire le raisonnable, le Swinging s'était dit que c'était pas très sage de se faire un Olympia d'une tournée qu'il a déjà vue 6 fois,  qu'il avait déjà vu le spectacle et qu'il a d'autres dates sur son carnet, qu'un lundi soir et en plus la route, et les impôts et j'ai pas de billet….  A Val de Reuil, Michel laisse entendre qu'il y aura des surprises. Oui, mais bon j'ai dit non, enfin j'irai bien quand même, ce serait bête de rater ça.  Mais les anges de la musique ou les démons  va savoir, sont capables de tout, tout se débloque, « tiens, ça tombe bien, j'ai un billet en rab si tu veux…. » (ça devait être un démon tentateur) j'étais plus sûr de ne pas y aller, mais la route quand même, « c'est pas un problème je passe te prendre, je t'emmène… » Euh! Franchement, vous pourriez dire non ? C'est pas un signe ?  Mon intuition pratique me dit qu'il faut y aller.


Les zamis zamours
Et c'est parti, les embouteillages, les vrais, c'est juste pour la banlieue rouennaise, je vais pas vous raconter toute la route, mon chauffeur l'a déjà fait.
Avant l'Olympe, on se restaure,
c'était pas la cantine des dieux le petit self du neuvième
ça sentait un peu l'ajax vitre,
mais il y avait des amis
des amis dans la musique
et de la musique on en avait à partager
toute chaude emballée dans son carton.  
Bon « j'arrête le pastiche, chest pas bon pour le foie m'a dit un accordéoniste auvergnat ». En clair, l'ange de la musique, en swinguant comme un chameau transportant du libanais torsadé, s'est débrouillé pour que les premiers collectors de l'excellllllent ATTENTION FRAGILE soient du voyage, remis et dédicacé par Bruno Bazinet qui tutoie ces anges-là.

Olympia, mythique, enfin presque, je me demande s'ils ont déménagé les âmes des poètes avec les pièces du décor et les éléments du bar, cela dit c'est possible, certains devenaient parfois des éléments du bar quand ils étaient à l'Olympia, comme celui qui m'a inspiré mon pseudo. Ouvreuse, pourboire, « merci beaucoup Monsieur », emporté par un élan de générosité et le sourire de la jeune fille, j'ai dû aller plus loin que les pièces jaunes.  A ma gauche strapontins, 2 jeunes filles venues avec un ami qui sont contente de me dire qu'elles sont venues pour voir Michel mais aussi, pour entendre chanter des amis à elles.
-Ah oui ? les fourmis rouges ?
-Vous les connaissez ? Comment vous le savez ?
-j'étais à Troyes.
-Nous aussi on était choristes, (j'aurai bien fait Aldo Maccione et dit, il me semblait bien que je vous avais vu quelque part, c'était un peu gros et en plus je ne suis pas certain que le copain ait eu de l'humour sur ce coup là), je les aurai volontiers embrassées pour le plaisir et l'émotion qu'elles m'ont procurée, mais je dois pas être loin de pouvoir être leur père…
Alors on s'est raconté le grand choral,  et c'était comment ? Pour les spectateurs et la mise en scène, était ce visible et les gants blancs sur baby groove ça faisait bien ? etc… on était des anciens combattants, eux dans l'artillerie et moi dans  les tranchées, il y a des guerres de Troyes qu'on est contents d'avoir faites. Et en discutant je réalise qu'elles ne voyaient pas la mise en scène du premier plan, j'espère que ce DVD sera beau.
Et elles me racontent leur semaine, le copain derrière a l'air de trouver qu'on l'oublie un peu (ils sont les un derrière les autres), et Michel Jonasz qui a vraiment été présent d'un bout à l'autre et sa gentillesse et sa disponibilité et l'émotion qui est ressortie de toutes ses chansons et lui et sa façon de se donner à fond dans ses 2 chansons et ses mots émus et si justes. Mais bon, ça m'étonne pas…
A droite un couple arrive, jeune, enfin plus jeune que moi. Lui « c'est formidable, un type comme Jonasz, après 20 ans de carrière et sans être partout il plait à un public de tous les âges » d'emblée, je lui pardonne les années oubliées, il doit avoir )à peu près l'âge de super nana et il croit peut être que ça fait partie des chansons éternelles au même titre que dansons la capucine….sur le boulevard éponyme. (ça fait présentateur qui s'la pète j'adoooore) .  Ça commence bien, des voisins agréables. La lumière s'éteint Michel présente Fabien Martin.


1er acte en 6 tableaux :
Mon voisin de droite « oh  merde ! font chier, va encore falloir se coller une première partie » et il croise les bras, le mur.  Heureusement qu'il n'est pas au premier rang ! Parce que ça doit déconcentrer l'artiste.   2 chansons, il ne décroise pas les bras ! Pas un applaudissement même poli, même pas quand Fabien dit bonsoir et blague un peu…. Ça y est je l'aime plus. Ça devient une obsession, régulièrement je jette un œil pour voir s'il applaudit ou s'il tape des mains. Fin du 3ème morceau, ses mains ont du échapper à son contrôle il applaudit ! vie… il ira même jusqu' »à taper dans ses mains "pour toute une vie", j'ai faillit me coller contre lui pour écouter s'il reprenait palala palala… Ceux qui suivent plus près des artistes sur France 4 ont appris que Fabien suivait des cours de chant, si je m'y mets, j'ai de l'avance sur vous, je me souviens encore du code pour ouvrir la porte, c'es la date de naissance d'un type qu'une cantatrice avait comparé à Michel. Là faut faire partie du club des déglingués du bocal pour comprendre. Donc Fabien ayant pris des cours de chant, sa voix a pris des harmoniques, peut être qu'il ne tire plus sur ses cordes vocales, en tout cas sa voix est plus chaude, avec plus d'harmoniques et toujours personnelle. J'ai adoré l'intro accordéon et métallophone de toute une vie ça a un petit côté Amélie Poulain. Ma voisine de gauche, décidément me dit, c'est sympa avec lui j'aime bien l'accordéon.  Vivement le 2° album et le premier DVD Live,  pour aller régulièrement sur son site, je vous dis pas les bonus qu'il est capable de nous faire.

Pause, le hall, on se retrouve, on se rencontre, et aussi on se loupe, j'ai pas mis dans mon portable un ou deux numéros. Dans le hall des petites bornes internet permettent de'envoyer des cartes virtuelles avec le nom de son choix, j'en envoie une à mon petit swingueur gaddien. Ce serait pas bête de mettre ça sur le site de l'Olympia.


2°acte en je sais plus combien de tableau 18, 20 ? Bruno G, as-tu pris des notes ?
Dring dring, tiens on sonne ! Tout le monde à son poste ! Les coulisses de la baleine Olympia propulsent le capitaine Jonasz dans le rond de lumière magique, il vient nous conter ses aventures, qui sont un peu aussi les nôtres, après tout on est du même métal. Aidé de ses fidèles matelots, Quartier maître Laurent Robin à la  barre ou plutôt aux baguettes, maître Jean Marc Jaffet (qu'il est beau l'album « mes anges »)  en second du rythme, El meccanico Alfio Origlio chargé des voiles de claviers, l'aspirant Jean Christophe Maillard chargé des cordages, et il sait y faire le bougre !

Embarquement immédiat  avec l'ongle cassé, je trouve toujours ça gonflé, même si j'ai l'habitude, je me retrouve à chaque fois à Gennevilliers, vocalement parlant, c'est pas choisir la facilité, c'est vraiment démarrer tout à droite un truc à vous scier les pattes, l'échauffement en coulisses… Le concert évolue peu sur les titres, les petites histoires vont et viennent, en revanche côté assemblage musical, ça bouge, JC Maillard qui paraissait plus en retrait à Val de Reuil (pas idée non plus de faire chanter les gens dehors à minuit en octobre et en Belgique, oui, les gens du Nord ont la chaleur dans le cœur), se défonce et fait de la dentelle, L Robin, se bagarre avec ses retours sons et autres(Pour faire simple, si son  retour n'est pas bon, il ne s'entend pas jouer)  pour autant il ne lâche pas l'affaire et il donne le tempo, bien sûr il se fait prendre comme un gamin qui n'écoute pas le maître car il était en pleine discussion technique avec Vincent Caudron pendant que Michel racontait une petite histoire. Le maître est gentil, il l'a pas envoyé au coin, les anciens cancres sont des maîtres compréhensifs.
Emotions, rire larmes, humour, je vous passe les détails, d'autres m'ont précédé. Celui qui t'aimait c'était moi, brrr! Ça me donne la chair de poule, est-ce parce que je l'ai prise en pleine tronche à Gennevilliers ?,"Le dîner s'achève", ça me rappelle Troyes, que c'était beau avec tous ces chœurs… D'ailleurs Michel en reparle, de son émotion, de son bonheur « La famille » par les fourmis rouges, j'ai les larmes aux yeux, quels souvenirs ce grand choral et des souvenirs perso. « Les fourmis rouges »  un groupe de 8 choristes qui avaient animé la soirée, s'il y avait eu la place je suis sûr que Michel était prêt à ajouter le groupe équinoxe et les 800 autres choristes… allez un bon mouvement, une fin de tournée au Zénith, 2000 spectateurs, 1000 personnes sur scène et pour faire tourner le spectacle, le paquebot France de la chanson, un Titanic financier pour Music Machine.   Mais on n'est pas là que pour pleurer, Jonasz, c'est un peu comme les cockers, vous vous laissez avoir parce qu'ils ont l'air malheureux, vous baissez la garde et ils vous foutent en l'air la maison quand ils sont partis ! OH ! Là, on s'y est tous mis, comme des vrais sales gosses qui suivent le fouteur de bazar dans un délire, l'Olympia nouveau tremblait sur ses fondations, il avait peu que comme dans la jeunesse de l'originel on lui casse quelques rangées de chaises… « Super nana », généreuse, même mon voisin de droite se lâche, « la FM qui » clin d'œil à mes voisines allez-y refaites-moi Troyes à vous 2,  «  Boite de jazz » qui claque comme un drapeau en plein vent grâce à l'arrivée de 4 matelots armés de cuivre rutilant, 2 trompettes et 2 sax, ça chante, ça tangue, ça tape des mains et des pieds dans la salle, mais tout le monde fait silence pour laisser au capitaine son hein hein, « Joueur de blues », damned, on va crever les voiles à ce train, l'Olympia est sous spi, ça fend la vague ! La salle debout renvoie des vagues d 'énergie vers la scène Michel et les musiciens profitent  de ces vagues pour surfer, ça vire à la tempête tropicale en voie de devenir cyclone !  
Me demandez pas ce qu'a fait mon voisin de droite, ça fait un moment que j'ai quitté ma place pour aller dan l'allée, au bord du bastingage, pardon du balcon, je profite des applaudissements interminables pour descendre dans la salle et je me colle à droite de la scène à côté des pompiers de service et du gars de la sécu. J'ai eu du mal à arriver, car 'il y a des gens qu'il faut foutre dehors de la salle, il y en a d'autres qui ont le syndrome du prems au parking et qui filent déjà pour être les premiers, ça me rappelle un voisin qui expliquait à mon grand-père qu'avec son motoculteur il « gagnait du temps » et mon grand-père de son air goguenard les yeux plissés « et t'en fais quoi exactement du temps que tu gagnes ?  Et bien  ces pressés, ne feront pas connaissance avec cette Lucille d'un soir, avec les chœurs, (les cœurs) des fourmis rouges. J'ai hâte de la retrouver dans les MP3 pour ma Lucillothèque perso, la mienne adore la couleur reggae-dub qu'elle a pris au fil de cette tournée.

Rappels, Guigui, (les pauvres ils ont loupé ça aussi), émotion, c'est fini, on en voudrait encore, toujours plus, le        un petit clin d'œil pour me dire « coucou j't'ai vu », et le Swinging est un peu Droopy, you know what ? I'm happy.

On a du mal à partir, comme après une bonne soirée chez des amis, quand on se dit 5 ou 6 fois, « bon on y va parce que demain… » et qu'on reprend la causette en mettant les manteaux dans l'entrée puis en descendant les marches et on remet ça à la barrière et on se redit au revoir à la voiture… et on est quand même partis.

Même, on est rentrés ! je dis toujours que je ne peux pas dormir parce que je viens de conduire, là j'ai pas conduis e je dormais pas quand même, je suis passé sur le forum et puis vérifier les dates et les horaires pour pas rater Vernouillet, St Amand je sais pas encore….
  Je me réserve pour la dernière semaine à Paris, celle où le spectacle se terminera par « les artistes » et où l'on verra Michel  s'éloigner vers l'écran et une projection prendre le relais,  il partira vers l'horizon, comme Charlot à la fin des temps modernes, avec juste le piano  et ses petites notes aigrelettes…

Mardi, j'ouvre les portes à 7H50, 50 minutes plus tard que d'habitude, ça va, encore une bonne heure et demie avant l'arrivée des spectateurs, le temps de mettre le casino 2003 sur la platine, pour replonger un peu, comme on s'enfonce sous la couette un dimanche matin pluvieux pour pas trop voir dehors…..

Et de sept, mais qu'est ce que je vais leur dire ? et bin pour faire pardonner les vannes balourdes parfois, du men in black du service public sur l'accent des Québecois, j'ai décidé qu'on allait un peu s'inspirer des cousins parce que des gens qui vont magasiner au lieu de faire du shopping ou qui se restaurent dans une grignoterie plutôt que dans un snack bar, ils doivent avoir des trucs à nous donner et puis faut pas oublier que LE VENDREDI JONASZIEN EST UNE INVENTION QUEBECOISE, alors c'est parti, j'ai pioché dans ma collection de mots et d'expressions de partout dans le tiroir spécial Québec.


  C'était pas le moment d'être en retard, alors pas besoin de dire que j'ai vite fait à quitter le boulot, d'autant que le ciel était gris et qu'avec le froid une poudrerie n'était pas à exclure. Direction la maison, la douche pas question d'arriver en puant le canard à la patte cassée, et puis pour aller au concert pas question d'être habillé comme la chienne à Jacques  faut au moins être swell et chic si possible, sans pour autant mettre son pépère, ça tombe bien j'en n'ai pas.
  Vite fait, pas le temps d'espérer, mon chauffeur est là avec son char, y doit penser que ma réguine  est bonne pour le scrap, remarque, y se croit smart comme un écureuil de la patte mais ça craque chaque fois qu'il crampe à gauche, et avec les ronds points de ces maudits françouais (à force Ça a pas d'allure !) ça croche à gauche à tout va. Et puis la voiture pour moi c'est juste une machine à rouler, comme on dit là bas grosse Corvette…   (aller là je vous aide, ça rime et on dit un truc identique en France) Super on a de l'avance pas besoin de peser sur la suce et puis avec l'autoroute et les 4 voies, pas fatigant de conduire à mitaine.
Une tite poudrerie voltige mais pas grand chose et avec l'hostie de calcium qui nous pourrit les chars qu'ils ont déversé c'est pas demain qu'il y  aura des bancs, pas de quoi sortir les grattes pis on s'en  fout, l'essentiel c'est d'être au concert après on verra.  Le temps de piquer la jasette et l'affaire est ketchup, la salle est là devant nous, le gps l'a dit « vous êtes arrivé » (paraît qu'il peut parler en serbo croate, j'aurai û demander s'il y avait l'option belle Province).


Direction Dreux, la gare, pour récupérer une aventurière qui a failli se tromper de département, deux bleds ayant le même nom à 60 bornes l'un de l'autre ça a pas de bon sens. à 19H pâtisserie fermée et embouteillages, pas question de magasiner,  inutile de s'exciter le poil des jambes ou de se piler le gros nerf, le concert est à 21H.  Puis direction le centre pour checker  de quoi se restaurer, pas grand chose d'ouvert, j'ai bien cru qu'on allait se contenter d'un sous-marin vite fait au buffet de la gare, enfin de pizzas de Dreux, on a raté le top : un hôtel  Normandy et son restaurant pakistanais : le Taj Mahal (ça s'invente pas, est ce de là que Michel a tiré la chanson ? répétez le plusieurs fois, le gaillard de TV5 lui posera la question le prochain coup, Fernandel a bien chanté «l'hôtel d'Abyssinie et du Calvados réuni)… juste en face du club 21, ça sentait déjà la queue  de tigre au rétro de la Fuego.    Il y a une vraie salle non fumeur donc on arrivera pas au concert avec un mal de bloc, on voudrait avoir déjà fini mais Anne nous conseille de slaquer la poulie, car  on n'est pas  en retard, l'hôtesse est très sympa et a une double affiche de Michel sur sa porte, comme on doit pas avoir l'air des habitués elle a deviné pourquoi on venait,elle nous souhaite un bon concert, donc on trouve que tout était parfait.

pour se parquer, il y a à revoir, parce qu'on est une peu dans la gadoue à crisser en bas et se prendre une bonne fouille.  Places numérotées donc pas besoin de se faire bardasser pour être bien placé, heureusement parce qu'il y avait du monde à la messe, La salle était paquetée, c'est amusant car beaucoup de gens se connaissent et se mettent à placotter en attendant, et ici c'est pas Paris on a la santé, on évite l'éternel spectateur qui passe son temps à baratter un coup à chaque morceau calme. Bonne nouvelle malgré infos  sur l'épidémie qui ravage la France, pas question de canceller parce que l'un ou l'autre a attrapé la calèche.

Première partie Bruno Maman, ça se précise, dans les années 70 les nouveaux chanteurs s'appelaient tous Michel, pour 2005 et la suite ils s'appellent tous Bruno (j'en ai déjà 3 dans la liste Bénabar, Bruno Maman et Bruno je dois dire son nom ?, dans 30 ans il y aura un gus qui fera une chanson sur l'époque où tous les chanteurs s'appelaient Bruno et même Bruno Martin).

Noir, un ongle cassé, solo, ça pousse, fort, la voix est reposée, Alfio au piano, puis la suite de  la gang officielle de la tournée déboule et se place aux instruments.  Et une fois de plus Michel n'a pas frappé dans le beurre, et ses complices non  plus.  La set list totale de cette tournée,  Guigui comprise, pourtant j'ai bin crû qu'on l'aurait pas pasque pas de tabouret,



28/05/2007
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