Dbloc notes

Dbloc notes

où vont les rêves

 

 

le 4 avril 2003  Rouen

 

 

La salle

 

Pendant les travaux de restructuration du théâtre Duchamp  Villon, les  spectacles ont lieu dans différentes salles ou au Hangar 23, ne croyez pas que ce  soit un nom commercial, c'est vraiment un hangar dont le numéro est 23 au bout de l'ancien port de Rouen, sur les plans c'est encore écrit « chais » heureusement que ça a changé, on débarquait beaucoup de piquette. Vous vous posez des questions sur l'acoustique ? réponse très bien, est-ce que Mr Poitevin y est pour quelque chose sans doute, mais j'y ai entendu un concert en février et c'était déjà bien, au fait les noms des groupes étaient   « Electro Bamako »  et « Nojazz »  étonnant non ? ils ont un site.

 

 

Le concert

 

Michel commence, la voix un peu voilée, ou peut-être parce que je sais qu'il  est enrhumé, ça lui fait revenir des couleurs des années 80, il  semble éviter les tenues de notes. Puis, comme le sportif qui trouve son deuxième souffle, la voix retrouve sa tonalité actuelle au bout de 2 ou 3 chansons.  Le public répond bien, je dirai mieux que le soir où j'étais au Bataclan, parfois un peu trop, chantant et tapant des mains quand Michel veut lancer un solo de  Lionel, mais vaut mieux ça que des glaçons, et puis je pense à mes voisines et à leur copain, qui ne doivent pas être des habitués des spectacles et de leur code. Le public m'a paru plus jeune en moyenne qu'au Bataclan,  mais l'air de la province nous fait paraître plus jeunes, on n'est pas à toutes les premières mais…

Le spectacle, ? personnellement je l'ai trouvé encore mieux, plus à l'aise Michel et les musiciens, rasurés par le succès parisien ? l'accueil ? la magie de la scène ? Le public rit de bon cœur aux blague sde Michel, la connivence s'installe, comme tous les clowns amateurs, poussé par les rires, il y va de bon cœur ; ça devait rigoler sec au fond de la classe du côté de la porte de Vanves. Les rappels sont plus que chaleureux et les musiciens reçoivent leur juste part de bravos, pas de c'est ça le blues…

 

 

 

Viens voir les musiciens….

Etienne, Etienne,

 

On le tient plus, il y a un mois après le Bataclan, je vous avais dit qu'il était très bon mais qu'on avait l'impression qu'il se retenait encore, et bien le fauve est lâché. Comme un gros chat à la démarche élastique, il fait son « décor » de bassiste et de temps en temps un coup de griffes et arrive « l'air que l'on respire » les 3 musiciensse renvoient la balle, Etienne la reprend au bond et explose, le gros chat avait un tigre dans sa basse (pub vieux style gratuite), « l'air que l'on respire » tu parles, il envoie l'oxygène pur, le public ne s'y trompe pas et notre aristochat a droit à une double ration de bravos. Tiens ça leur va bien à nos quatre compères, faudra que je regarde ce film une autre fois mais je les vois bien en aristochats chantant le scat, on a la culture qu'on peut, merci ma puce…

 

 

 

Frank Fall

Alors, est-ce que c'est mieux ou moins bien que Robin ? Mes petits chéris vous n'êtes pas à la tribune des critiques de disques et pour être « pro », il faudrait que j'écoute les 2 versions pas à pas, et quel intérêt ? je vous parle pas d'un album de studio léché et répété, mais d'un spectacle.  L'essentiel, c'est quoi ? que la « mayonnaise prenne » c'est mon point de vue, et là elle prend et je peux vous dire que ça colle pas au bol (mes copines cuisinières voient bien ce que je veux dire, les autres mettez vous à la cuicine vous comprendrez , le jour où vous en réussirez une).  Il est dedans le petit, avec un jeu plus « chaud et plus expansif » peut être que Robin au style technique et précis mais plus sec, mais là c'est de l'impression, en plus l'allure Yannick Noah période dread locks matinée Manu Katché me joue peut être des tours. A mon avis, d'ici la fin de la tournée, il va se trouver des petits trucs et ça va chauffer dur.

 

PS : en me relisant je viens de réaliser que j'avais parlé de mayonnaise pour le jeu du batteur ! les jeux de mots et les vannes à 2 balles ça devient une seconde nature, je vous assure que c'est inconscient, moi je la fais à la cuiller de bois, comme ma grand mère m'a appris, vieux style…

 

 

 

 

 

Mais non,  je n'ai pas oublié Lionel et sa belle chemise, n'est-ce pas Xavier ? J'ai déjà dit beaucoup de  bien de lui après le Bataclan et je ne veux pas le faire rougir, il semble si timide. Néanmoins, je vais en remettre une louche, la virtuosité on sait que ça vient chez les gens correctement doués avec beaucoup de travail, mais , le sentiment, le feeling si t'as pas, tu peux jouer à la manière de, mais c'est pas joué justement, pas ressenti. Ecoutez son jeu subtil dans le Boléro, vous verrez quand on aura le CD, ou dans Fifty-fifty,  du Rhodes au Piano, pas de la paraphrase mélodique comme chez les besogneux, une vraie re-création, et puis le Grand-père les notes comme les grains d'un chapelet, les gouttes de pluie sur les carreaux…

Tiens le jour où il fait un album, qu'il  nous donne Erik Satie, Erroll Garner ou Oscar Peterson, moi j'achète les yeux fermés…

 

 

Le petit lutin

 

V'là qu'ça le reprend, il va essayer de nous faire croire que Michel l'a chanté en bonus ou dans les loges. NON, j'ai pas dit les , j'ai dit le. Derrière nous, il y avait un petit garçon blond, à peine plus jeune que Michel sur  la photo de l'album, il aimait ça, sauf les histoires, là, ils pigeait pas ça manquait  de loup et de sorcières et il disat « tu chantes plus Michel Jonasz ? ». Moi, j'en ai profité de temps en temps pour faire comme Amélie Poulain au cinéma et regarder la tête  de ce gamin aux yeux émerveillés bouche bée, qui assistait sûrement à son premier spectacle, ça m'a rappelé Pôle Ouest au zénith de Rouen avec ma petite souris. Elle grandit, récemment en regardant le DVD pour la énième fois, elle me dit, « j'ai compris il ne fait pas de magie, les musiciens s'arrêtent quand il saute et que ses pieds touchent par terre, et les autres ils éteignent les lumières », je me demande moi, s'il n'y aurait pas un peu de magie dans tout ça, pourtant je suis grand, y parait.

 

 

 

21 Juin fête de la musique

 

 

Michel

à tout seigneur tout honneur, très en forme, la voix reposée, ça pousse fort. En plus, j'ai l'impresion que l'idée d'avoir à aller chercher des spectateurs pas conquis d'avance, ça l'amuse, ça le stimule. Parce que nous, même si pour cause de panne il devait être éclairé à la lampe de poche et accompagné par Lionel au kazou et Etienne à la guimbarde, on trouverait encore matière à s'extasier. Michel, si tu nous lis, c'est pas une raison pour le faire le 6 Décembre (j'aime bien faire mon Drucker)

 

 

Laurent fête son retour

c'est pas de moi, c'est d'Eric, quand Laurent a fait son solo. Sans rien retirer à Yannick (ou Eric?) Fall qui assurait dans un style plus exhubérant, Laurent joue plus rigoureux, plus proche de Steve Gadd et surtout, ce que j'adore, comme Lionel au piano, il ne sacrifie jamais la virtuosité à la sonorité de l'instrument.  Question de toucher sans doute, on entend toujours résonner les peaux, je suis presque sûr que si les bestioles dont on utilise les peaux entendaient ça, elles prendraient tout de suite leur carte de donneur.

PS: je sais, y a pratiquement plus de vraies peaux, mais ça m'arrange pour conclure.

Si vous voulez l'entendre sur CD "la vie en bleu" standard chanson française dans le trio Forté (moi, j'aime mieux Fortin)

 

 

Etienne

Toujours aussi calme, on a l'impression que les portants d'éclairages pourraient s'écrouler, il perdrait pas le tempo, gratouillant ses  instruments, moi j'adore la violette dégradée. Mais quand arrive "l'air que l'on respire", c'est pas un asthmatique qui se lance dans le solo! le public ne s'y trompe pas, sous cet afflux d'oxygène il fait un triomphe à Etienne.

 

Lionel

 

Je ne sais pas quoi dire parce que je vais être taxé de favoritisme. Moi, j'ai hâte d'avoir le CD parce qu'en écoutant bien, j'ai l'impression que sur Ray Charles, il s'amuse à prendre le style de jeu et de frappe du maître, on  écoutera bien quand le disque sortira. Et puis, Grand-père, et Boléro, j'adore la subtilité et la finesse du jeu, bref tout ce que j'aime dans Zazen.

 

Le Public

 

300 selon la police, 30000 selon les fans. Des jeunes et des moins jeunes, devant moi, un couple la vingtaine d'années, elle connaît les fourmis rouges, elle aussi, je voudrais fâcher personne, mais elle avait quel âge quand c'est sorti? les bonnes chansons, ça se venge sur la durée.

Concert gratuit, ça veut dire pas uniquement des fans. C'est un challenge, et croyez moi, là il est gagné. Le public chante et plutôt juste, et la la la c'est l'amazone, pas facile. L'émotion s'installe, pendant le grand père, grand silence recueilli, et croyez moi 3 à 4000 personnes en plein air qui font silence, c'est  ce qu'on appelle un silence éloquent, ça vaut des tonnerres d'applaudissements et de sifflets enthousiastes.

 

 

Pascal

 

Je l'ai déjà croisé, le 4 Avril au Hangar 23, quand on est sortis avec Xavier, il attendait à la porte et nous a demandé si Michel arrivait bientôt. (il avait attendu au moins une heure) Comment je l'ai reconnu, son ciré jaune et bleu, ce soir il attend aux barrières quand Caroline vient nous chercher. Un moment après il arrive, avec son programme à faire Signer par Michel, il est ravi et reparle du hangar 23, Michel le reconnait "Pascal ah oui", le sourire en face! du coup il sort de sa poche des articles de journal découpés à la va-vite et pliés en 4 ou en 8, il voudrait que Michel signe tout. A voir la tête des articles, je suis presque sûr qu'il les trimballe dans son porte-feuilles comme d'autres la photo de leur fiancée. Michel prend le temps de lui parler et Pascal repart heureux. Moi, je le trouve très émouvant Pascal, et  quand il quitte son boulot au CAT de la vallée du Cailly à côté de chez moi, si je le vois encore attendre le bus, je m'arrête et je lui donne des nouvelles de Michel.

 

 

Et moi

 

quel plaisir, un concert, entouré d'amis que je découvre, les pieds dans l'herbe, le nez dans le vent chaud du début d'été, et au dessus de nous les étoiles qui s'allument une à une, fais moi tourner oh Michel...

 

 

 

CREIL

les 5 CD sont sur le plateau du chargeur, shuffle, musique pour meubler l'espace temps en attendant qu'il soit l'heure, Lucille lit des bd et moi je me prépare. Bon, c'est l'heure, on va y aller, Sinatra chante fly me too the moon, je le laisse finir, le temps d'un petit mail à Chris pour dire que je pars. En route, on a beau planer un peu, quand on passe 20  minutes à l'arrêt, bloqué sur une voie dite rapide, ça énerve, et les infos  en plus! quand je pars au concert, je n'écoute jamais Michel, je veux avoir les "oreilles neuves", vu les circonstances je vais rouler en Zazen. Pour ceux qui aurait raté les séances précédentes, je ne suis pas assis en tailleur en pleine méditation en roulant ni même dans les embouteillages, juste un petit tour avec Lionel et ses complices, pour détendre mon atmosphère personnelle. Pour meubler le temps, je sors mon petit librio des contes zen, au hasard, p 29 "le voyage" ..."le Zen est un chemin qui va..."  "Quand vous vous éveillez à la vérité, votre esprit devient brillant et lumineux comme un rayon de lune."  Cà tombe  bien, elle est en train de monter dans le ciel la lune, et moi je suis pas encore arrivé.  Dire que je n'ai pas eu le temps de stresser en route, serait mentir, mais les dieux de la route, m'ont envoyé 2 convois exceptionnels pour essayer de me retarder, ça doit être un coup du côté obscur de la force.  J'arrive enfin pour retrouver Xavier direction Creil. Une petite pizzeria, je fais connaissance avec ses amies, sa fille et son compagnon, on est 6, 3 jeunes et 3 encore un peu jeunes (c'est pour les statistiques de Michel)

 

 

La salle, très formidable, sièges confortables, moins de 1000 places, disposition en gradins judicieuse, même Mimi Mathy derrière moi aurait bien vu. Très bonne acoustique, les basses ne saturent pas, à part la couleur marron que j'aime pas trop, j'aurai préféré bleu, mais là faut pas charrier. Le public, mélangé côté âge, mais un peu à l'image des fermes du coin entourées de mur, faut pousser le portail, et pas chaud chaud pour chanter, même s'il y a 2 ou  3 rigolos. Mais MIchel et ses complices arrivent à mettre le feu à la salle et les rappels sont chaleureux.

 

Le concert,

 

 

je connais un spectacle étrange et pénétrant qui n'est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, pourtant Creil c'est pas vers l'Aisne c'est dans le 92. Je ne vais pas tout dévoiler, pour ceux qui l'ont déjà vu, c'est la version été "mise en circulation" le 21 juin. Je ne sais pas si c'est une impression, mais il y a une de ces pêches dans ce quatuor, que les morceaux prennent une nouvelle vie à chaque saison qui passe. Le temps passé, par exemple, sublime et avec un pont musical qui s'enflamme et prend un côté furieux qui tranche avec le texte et la musique originelle, lui donnant un nouvel envol.

Michel plaisante et joue avec le public, il improvise sur les enchainements, un vrai plaisir à être sur scène. Peut être qu'un jour quelqu'un lui posera la question, mais j'ai l'impression que la tournée Pôle Ouest lui  a redonné tout  le gout et le plaisir de la scène et là j'ai l'impression qu'il retrouve l'élan de la fabuleuse, enfin  c'est très subjectif tout ça.

Côté musiciens, Etienne démarre toujours calme et discret, tranquille le chat, et petit à petit, il se déchaine, et quand arrive l'air que l'on respire, envoyez le solo, c'est l'air des cimes, ça décoiffe! enfin pas lui, parce que, par solidarité avec Michel peut être, il a opté pour la coupe Agassi.

Lionel joue toujours aussi subtil, une dentelle de note, tissant sa toile sur les mélodies qu'on connaît et qu'il revisite, avec des moments de fureur. Moi, j'adore, si j'étais Jimmy Poitevin, je me récupèrerai ses pistes sons seules pour écouter ses partitions en solo. Si Michel décide un jour de faire un album comme comme "une voix dix doigts" de Nougaro, je sais quel pianiste prendre, il a un tel chic pour habiller la moindre ligne mélodique qu'il est capable de remplir l'espace musical à lui tout seul.

Quant à Laurent RObin, j'avais apprécié sa rigueur au Bataclan, son côté explosif le 21 Juin et à Font Robert, il  passe la moitié du concert avec la banane jusqu'aux oreilles, un plaisir visible et une grande générosité saluée à juste titre après son solo. Dans des morceaux plus calmes comme le grand père, il retrouve son jeu précis et  sensible ménageant des variations dans sa frappe, à mille lieues des boucles de synthés.  Il y a une belle osmose entre ces 3 musiciens et avec Michel, je crois que dans les tournées de Michel, ces trois là resteront gravés dans les mémoires avec les D'Angelo, Katché, Gaucher, Leroux, Lucas,Cole,  Gadd, Conté...        D'ailleurs Lionel et Etienne sortiront un disque avec d'autres musiciens au printemps, on en reparlera sûrement ici, moi  en tout cas.

 

After

ça fait mode, mais ne croyez pas que  ce furent des libations sans fins jusqu'aux aurores, je vais vous livrer une indiscrétions, tout le monde, (pas nous) les artistes est fatigué, et oui, ils ont l'air de s'amuser, mais plus de 2 heures sur le ring et à 4, il n'y a pas beaucoup à se reposer. Le break d'une dizaine de jours a été coupé par les 2 journées d'enregistrement de l'émission et les répétitions qui allaient avec. Après Michel ménage sa voix, les musiciens essaient de décompresser avant de partir. Demain, (hier en fait, demain Moulins) Dinan, peut être qu'ils ont fait le spectacle avec les coiffes locales. J'ai eu la curiosité de regarder les dats de la tournée, faites le, avec une carte sous le nez, c'est le tour de France! Le 6 Décembre PAris, Le 10 Nouméa. Je me disais les veinard! la nouvelle Calédonie! le sable blanc, l'eau bleue, le lagon, les poissons, l'île des pins, (pour de plus amples renseignement consultez Isa tricotine). Erreur! à peine posés, concert dodo et on repart pour Tahiti, concert le 13.  Laurent a déjà disparu, on pourra pas lui dire qu'on apprécie son boulot mais les applaudissements ont du suffire, (vous pouvez  le retrouvez dans      La vie en bleu aux côté de Serge Forté (moi je préfère Fortin) qui découvrait le Fazzioli et reprenait des standards de la chanson française : les vieux amants, la vie en rose, la javanaise, Syracuse... en vente et en écoute chez jazzvalley.com (je ne suis pas actionnaire, je vous jure, juste client).

 

 

6 décembre 2003

 

Fab

 

On l'a enfin découvert, pas déçus, je ne vais pas commencer par fabuleux, sinon dans 10 ans, je dirais quoi? fabulissime, superextramidable; parce qu'à force d'abuser des qualificatifs et des superlatifs,  la télé fait perdre son sens aux mots comme aux gestes, tiens regardez une fois un bout de starac ou autres, la standing ovation est si fréquente qu'on est plus longtemps assis à la messe, ça finit par user le geste...

Fabien Martin était accompagné par Mr Léautaud (je l'écris comme l'autre ça fait bien) à l'accordéon, Mr Fuchs (je crois que c'est Bruno) à la contrebasse et à la guitare acoustique Mr Desbois (ou Dubois?), il me semblait qu'il y avait un quatrième mais je ne trouve plus ni le nom ni l'instrument, c'était pas Laurent Robin à la batterie, sinon Fabien nous aurait forcémment fait une vanne avec Robin  Desbois. L'accordéon donne la tonalité et oscille entre l'esprit slave et la chanson française et des accents world music, les textes tiennent la route, ils prennent les musiques par les hanches comme pour danser une java. Le chanteur, visiblement content d'être là, se donne à fond, bougeant, chaloupant, chahutant avec le public, à l'aise. Il doit sortir un album chez ULM, à suivre; nous n'avons eu droit qu'à 5 chansons, mais avec cette énergie, l'album ne devrait pas nous décevoir. EN plus, pour l'avoir vu de près à la fin du concert, je peux vous dire qu'il avait la tête à faire une pub pour Actifed ou Oscillococcinum, à moitié grippé, pour le coup, c'est lui qui avait l'air d'un lapin dans les phares (là faut avoir écouté ses textes)

 

Potins

Le casino de Paris a le charme des salles anciennes, pas trop grande, bonne acoustique, velour rouge et dorures étoilées un peu ringardes, restées là du temps des revues de Line Renaud et autres. Le grand escalier ayant disparu, Michel a renoncé aux plumes d'autruche et a opté pour un costume gris satiné et un tee shirt noir façon Ralph Lauren, décontracté et chic.... pour plus de détails demandez aux dames, elles ont l'oeil pour repèrer un bouton qui va mal ou une chaussette qui tire bouchonne. (vous vous souvenez des chaussettes fuschia d'où est la source, moi j'en ai entendu parler, comme si j'allais au concert pour les chaussettes...)

 

Les musiciens

 

j'ai l'impression d'avoir déjà tout dit, mais pour ce dernier concert ils donnent tout, il y a une belle harmonie et une belle complicité entre ces petits gars. Le côté chaud et brillant d'Etienne qui s'est vraiment lâché sur cette tournée, la précision et les flamboyances de Laurent et le jeu subtil et raffiné de Lionel qui marie sonorité et virtuosité, et en plus si sympa après. Je serai curieux de les retrouver ensemble pour un nouvel album par exemple, pour le plaisir de les voir aller plus loin... (et j'ai pas compté les mots, mais j'ai équilibré et pas fait plus pour le piano, qui est bien au delà de "quand même bon", les sonotones ça se règle...!)

 

Le concert

 

Programme deuxième version, pas de retour du vieux style ni du rythm and blues et la terre et le père. Pas de surprise non plus, comme une création inopinée de Terre pour faire plaisir à Val, ou les éponges mouillées pour ma fan en herbe.

 Michel renoue avec l'entrée dans le noir et le début en chanson, moi je préfère, la traversée de la scène sur fond sonore et applaudissements ça fait un peu vieux style, et moi j'aime les entrées "à la Jonasz" quand on démarre tout de suite et qu'on se dit bonjour après; on sait jamais trop d'où il va surgir, comme un petit lutin, il pourrait très bien commencer à chanter du fond de la salle et la traverser tranquille pour aller s'installer dans le rond de lumière. En plus, ça doit paraître long parfois pour l'artiste, ces quelques mètres qui séparent du rideau au micro, je me souviens avoir vu Brassens qui semblait avoir l'estomac noué le temps de rejoindre sa guitare pour gagner ce foutu rond de lumière magique qui transforme en artiste un homme presque ordinaire.

                Vlà l'soleil qui s'lève, et Michel qui émerge de la lumière bleue, la voix un peu voilée, un petit coup de froid ou l'émotion de ce concert de "clôture" de la tournée. Avant la fin de la chanson la voix est chaude, et c'est parti pour deux bonnes heures d'émotion, d'émotions, du rire aux larmes, comme dans les comédies italiennes, comme dans la comédie de la vie, it's wonderful wonderful, baby. Une grande soirée de partage, on voudrait que ça ne s'arrête jamais, applaudissements, rappels, présentation de toute l'équipe,  Michel heureux, un peu ému aussi, ça a des airs de fin d'année, quand on vide les bureaux, qu'on décroche les dessins et qu'on range la classe. On a attendu ce moment parfois avec impatience, puis au moment de se séparer, on sent la mélancolie arriver au milieu des flons flons de la fête. Manquerait plus que le public se mette à swinguer "adieu Mr le chanteur, on ne vous oubliera jamais.." et on mouillerait les yeux entre deux éclats de rire.

 

Public

un public d'amateurs, au vrai sens de terme, celui qui vient du verbe aimer, pour la dernières les enragés ont fait le voyage, de la ville rose, des territoires  chouans, du pays du mimosa et même des indigènes ardennais, tout le monde est là. Fabien Martin a chauffé les cordes vocales du public, aie aie aie, Michel n'a aucun mal à faire chanter la salle, chacun pousse son wagonnet avec plus ou moins d'énergie même s'il y a des déraillements de texte, tout le monde se retrouve à la gare des bravos.

Toute la soirée le public sera chaud, en plus des nuages de fumigènes, on voyait des nuages d'amour  s'évaporer, les orages furent ponctués de tonnerre d'applaudissements, on avait jamais vu d'orage aussi fort....

 

 

 

 



28/05/2007
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